La valorisation des parts de certaines SCPI baisse. Oui, et c’est une bonne nouvelle !

Après la baisse du prix de part de Laffitte Pierre (AEW) de 8,5% annoncée le 1er mars dernier, c’est au cœur de l’été, à la fin du mois de juillet, que le premier grand séisme 🌍 concernant la valorisation des parts des SCPI actuelles a eu lieu.

Amundi Immobilier a diminué 🔻 de 12,42% les prix de parts de Rivoli Avenir Patrimoine, de 13,92% pour Edissimmo et de 17,04% pour Génépierre. EN une annonce, le marché des SCPI a tremblé. 🤒

A en croire de nombreux spécialistes du secteur, dont certains contacts avec lesquels j’échange régulièrement, cette baisse n’était pas une surprise. Je les crois volontiers. Avec un parc immobilier acquis de longue date, essentiellement composé de bureaux, la prise de valeur et la capitalisation ne pouvait pas monter jusqu’au ciel 🚀 pour certaines SCPI. La dure réalité des cycles s’est donc présentée. La récrée est terminée.

Puis Accimmo Pierre de BNP Paribas REIM a par la suite chuté 🔻 de 17,07%. HSBC Reim a annoncé récemment une baisse de 7% du prix des parts d’Elysée Pierre. Des revalorisations à la baisse en cascade. Les médias généralistes ont vu là une bête blessée, les SCPI dont devenus l’ambulance sur laquelle il fait bon tirer.

Il n’en fallait pas plus pour exciter les observateurs curieux mais peu documentés du secteur pour brandir le spectre de la crise.

Les SCPI, c’est fini.

Les SCPI vont ruiner leurs détenteurs.

Les SCPI, c’est le mal.

Et puis, en ajoutant le fait que la collecte fut en baisse sur le premier semestre, ces observateurs ont terminé de jugé de la viabilité des SCPI. C’est officiel, les SCPI, c’est un placement pourri. 🙃 Circulez !

La réalité, vous l’avez compris, est bien plus contrastée.

Comme je viens de le dire précédemment, cette valorisation des parts à la baisse s’inscrit dans un cycle. Avec un parc immobilier parfois surévalué, une valorisation des actifs impactée par le contexte économique actuel et notamment la remontée 🔼 des taux directeurs ou encore l’inflation, il n’est finalement pas illogique de procéder à ce rééquilibrage de la valeur des parts. Ce Covid-19, les nouveaux usages qui en découlent et l’évolution permanente du marché du travail, cela aussi a un impact que nous constatons aujourd’hui !

Une chute de la valeur ne démontre pas forcément une mauvaise gestion. A tout le moins elle indique une fragilité, issue de choix en matière de financement, de diversification géographique ou sectorielle, de stratégie, etc.

Le marché des SCPI n’est pas en train de s’effondrer.

  • ✅ Pour les investisseurs qui ne sont pas encore associés à des SCPI, la baisse de la valeur des parts de certaines SCPI (qui conservent des fondamentaux sérieux) constitue une opportunité pour rentrer sur ce marché ;
  • ✅ La claque, la gifle, ou la simple petite tape sur les doigts que constitue la revalorisation pour les sociétés de gestion concernées, doit pousser à corriger les excès et au moins à se remettre en question sur ce qui n’a pas permis de conserver une valeur du patrimoine constante ;
  • ✅ Il va falloir pour certains se (re)mettre au travail, en misant sur la recherche de nouveaux locataires très en amont (pour les projets en VEFA) et une optimisation du taux d’occupation pour les biens déjà occupés.

Il faut s’attendre à d’autres annonces de revalorisation à la baisse de certaines parts de SCPI. Et il faudra conserver à l’avenir le souvenir de cette année 2023 et du possible prolongement en 2024 de cette correction. Car à terme, avec une valorisation plus faible et une reprise en main de la part des sociétés de gestion, on pourrait voir des taux de rendement repartir à la hausse ! C’est mathématique. Alors, ces observateurs qui ont enterré les SCPI hier multiplieront à ce moment-là les articles pour vanter ce placement dont le taux de rendement vient ridiculiser les livrets… Les cycles, les cycles.

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